Aujourd’hui j’ai participé au CartoCamp (un BarCamp sur la cartographie) de Cartocube à La Cantine et j’ai pu rencontrer beaucoup d’acteurs de la cartographie en France.
En un après-midi très dense il y a eu 15 atelier différents, tous sur des thématiques très intéressantes. Le but de ces rencontrer est, comme on dit à La Cantine, de faire du “reseautage”, c’est à dire construire son réseau. De ce point de vue, la journée a fonctionné très bien et je peux me dire très satisfait de l’expérience. Un mélange étonnant de business-man, créatifs, géographes, architectes et urbanistes, acteur de l’administration publique et artistes.
Parmi les projets que j’ai pu voir, je vais en noter ci-dessous certains, un peu au hasard:
- La FING qui travaille à un projet Hyper-Local,presenté par Thierry Marcou (Ville 2.0)
- GEOCOMMONS , un projet intéressant de visualisation de données géographiques. J’ai essayé, pour l’instant sans résultat mais on va y arriver, de trouver avec le très sympa @buckley_tom un moyen de faire interoperer meipi et geocommons
- DATAVIEWER , j’ai compris que c’est très intéressant, mais j’attends d’en comprendre un peu plus
- GATINET , qui travaille sur la #geopoetique : bizarrement un des seuls que j’ai rencontre avec une approche moins technique et plus artistique.
- et enfin le grand absent, TWINVERSE , dont le slogan est très fascinant et inspirant : “la carte est un territoire”: on avait eu l’occasion de rencontre Joaquin, un des créateurs, à futurenseine et on avait trouvé la spéculation proposée très intelligente.
Pour l’atelier de meipi, j’ai proposé une réflexion autour de la personnalisation des plans participatifs. En partant de Tout sur mon quartier, le premier projet meipi à Madrid, j’ai raconté qu’au fur à mesure les utilisateurs demandaient de plus en plus de fonctionnalités spécifiques et personnalisés, et que actuellement nous avons avec meipi un outil à double tête: d’un coté la création instantanée, simple et gratuite de plans avec meipimatic qui permet à tous d’avoir son propre plan, bien que peu personnalisé; de l’autre coté, meipi open/source qui demande des connaissance plus technique mais qui ouvre un éventail de possibilités infinies. Le schéma ci-dessous (www.immaginoteca.com) essaye de représenter cette apparente contradiction qui caractérise aujourd’hui le design des services: d’un coté la facilité de production du contenu et de l’autre une nécessité croissante de personnalisation.

C’est la même question que, d’un point de vue plus urbain de politique, on s’est posé avec le groupe de recherche imaginario à hyperurbain, ou on proposait le passage d’un modèle de producteur-consommateur à un modèle de “prosumers” (présentation ci-dessous).
Dans le cadre de cette discussion entre modèle horizontale e verticale, j’ai reçu des suggestions très utiles sur comment meipi pourrait évoluer. Par exemple, on parlait de rendre la production de contenus dans meipi compatible et integrée avec les contenus de Open Street Map, c’est à dire que les contenus (images, vidéos, textes) publier dans meipi pourraient devenir des meta-données qui viennent se superposer aux données de OSM ( à discuter avec Jorge y Guillermo de meipi
).
A ce propos, j’ai profité pour annoncer les nouveaux plugins de meipi qui seront bientôt disponibles, c’est à dire le nombre de catégories modifiable et la possibilité désormais d’utiliser comme fond de carte Open Street Map.
En générale l’ambiance était très “energisée” et la mixité des participants très positive. On attend maintenant le prochain BARCAMP sur le sujet OPENDATAS à mi décembre.
Merci pour ce Compte rendu.
Pour voit un bout de l’ambiance en vidéo, rendez vous sur http://tiny.cc/cartocamp
[...] de notre rencontre précédente, en occasion du CartoCamp à la cantine, j’avais beaucoup apprécié l’ironie avec laquelle CS avait parlé de ces architectes [...]